Le budget de TCL

De 2026 à 2038, nous comptons environ 3,9 milliards d’euros d’investissement dans les transports de la Métropole de Lyon. Il en reste 3,1 milliards pour de nouvelles lignes : c’est votre budget. Le reste est déjà pris par le renouvellement des bus.

À chaque mandat, de 2026 à 20381 940 M€ investis
Bus et dépôts
400 M€
Pour vos lignes
1 540 M€

Si vous continuez la partie après 2038, chaque nouveau mandat reprend le budget du second : aucune collectivité n’a publié ses investissements aussi loin.

  • L’investissement prévuDe 2021 à 2025, Sytral Mobilités a investi 1,94 milliard d’euros. Nous retenons ce montant comme l’investissement disponible pour le réseau à chaque mandat.
  • Les bus400 millions par mandat sont réservés au renouvellement des bus et de leurs dépôts.
Voir le détail du calcul et les sources

L’investissement prévu

Sytral Mobilités a investi 1,94 milliard de 2021 à 2025 : 299 M€ en 2021, 187 M€ en 2022, 283 M€ en 2023, 567 M€ en 2024 et 607 M€ en 2025. Nous retenons ce montant comme l’investissement disponible pour le réseau à chaque mandat. C’est aussi à peu près ce que Sytral peut investir sans s’endetter davantage : son épargne tourne autour de 300 M€ par an (316 M€ en 2025), ce qui fait, avec les subventions, 1,5 à 2,1 milliards par mandat. Sytral a programmé davantage pour 2026-2031, 3,7 milliards, en empruntant : sa dette, 1,3 milliard fin 2025, représenterait alors 12,7 années d’épargne en 2032, selon ses propres prévisions.

Les chantiers déjà décidés

Les chantiers en cours, comme les trams T9 et T10, sont dans le catalogue du jeu : c’est vous qui décidez de les terminer. Nous ne retirons donc rien.

Les bus

Sytral a programmé 498 M€ pour les bus de 2026 à 2031, puis 237 M€ jusqu’en 2035, soit environ 450 M€ par mandat, pour les bus électriques, les trolleybus, les bus au gaz et les dépôts. Le jeu en réserve 400. Le dernier achat connu, 47 bus articulés au gaz, a coûté 25 M€ hors taxes fin 2024. L’entretien courant des bus est payé par l’exploitant du réseau, en dehors de l’investissement.

Le réseau existant

Le jeu ne réserve rien à l’entretien du réseau existant, pour lequel Sytral prévoit 486 M€ de 2026 à 2031 : les grandes modernisations du métro sont dans le catalogue, au choix du joueur.

Ce que nous n’avons pas pu vérifier

  • Le débat d’orientation budgétaire 2026 a été voté par l’ancienne majorité. La nouvelle présidence de Sytral prépare un plan de mandat 2026-2031, pas encore voté ; elle a annoncé l’abandon du TEOL au profit du métro E, ce que seule la presse rapporte.
  • Le jeu ne réserve rien à l’entretien du réseau existant, alors que Sytral y consacre 70 à 80 M€ par an.
  • Les coûts du catalogue datent d’avant décembre 2025, sauf celui de la modernisation de la ligne D, que Sytral a porté de 339 à 522 M€ : d’autres projets ont pu être réévalués depuis.
  • Le projet d’électrification des bus du catalogue recoupe en partie la réserve des bus, qui comprend déjà les bus électriques.
  • Les montants des leviers sont ceux de la première version du jeu, un peu plus forts que ce que donnent les comptes de 2025 : l’explication des leviers détaille chaque écart.
  • Sytral n’a jamais étudié la gratuité des 11-18 ans enfants d’abonnés : son coût vient d’une proposition de campagne rapportée par la presse.

Chiffres relevés en septembre 2026.

Trouver de l’argent

En cours de partie, vous pouvez trouver de l’argent en changeant les tarifs, ou voir ce que changerait une loi. Voici ce que rapporte ou coûte chaque mesure sur un mandat de six ans.

Ce qui rapporte
  • Abonnements 1 % plus chers12 M€
  • Tickets 1 % plus chers8 M€
  • Versement mobilité relevé de 1 %28 M€
  • Ramener les réductions solidaires à 50 %240 M€
  • TVA des transports à 5,5 %96 M€
Ce qui coûte
  • Gratuité pour tout le monde1 925 M€
  • Gratuité pour les moins de 25 ans240 M€
  • Gratuité des 11-18 ans enfants d’abonnés48 M€
  • Métro toute la nuit le week-end24 M€

Les billets et les abonnements rapportent environ 300 millions d’euros par an à Sytral Mobilités, et le versement mobilité des entreprises 520 millions.

Voir le détail du calcul et les sources

Sytral a vendu 299,3 M€ hors taxes de billets et d’abonnements en 2025, sur tous ses réseaux, et son budget 2026 en prévoit 313,9 M€. Sans Rhônexpress, le réseau TCL en représente environ 282 M€, dont 60 % d’abonnements et 40 % de tickets. Les montants du jeu supposent environ 330 M€ par an : un point de hausse y rapporte 12 M€ par mandat sur les abonnements et 8 M€ sur les tickets, quand les recettes de 2025 donneraient 10 et 7. Les hausses de prix supposent que la fréquentation ne baisse pas.

Le versement mobilité a rapporté 523,4 M€ en 2025, à 2 % de la masse salariale, le taux maximal dans la Métropole.

La gratuité totale retire toute la billetterie : 1 925 M€ par mandat dans le jeu, environ 1 700 M€ avec les recettes de 2025. Les 11 à 25 ans paient 26 € par mois : nous estimons ce qu’ils rapportent à environ 50 M€ par an, soit 300 M€ par mandat, quand le jeu retire 240 M€ pour leur gratuité. Celle des 11-18 ans enfants d’abonnés vient d’une proposition de campagne chiffrée à 8 M€, sans dire sur quelle durée : le jeu la compte par an.

Environ 170 000 personnes ont un tarif solidaire, gratuit ou à 11 € : les faire payer la moitié du plein tarif rapporterait au plus 53 M€ par an si aucune ne renonçait à son abonnement, soit 320 M€ par mandat ; le jeu en compte 240.

Nous n’avons trouvé aucun chiffrage d’un métro toute la nuit : en 2019, Sytral consacrait 1,5 M€ par an à ses mesures pour la nuit, dont le métro jusqu’à 2 h, et le jeu compte 4 M€ par an. Une TVA à 5,5 % au lieu de 10 % laisserait au réseau 4,27 % de recettes en plus à prix inchangés, environ 12 M€ par an ; le jeu en compte 16.

Un budget, un tarif ou un taux vous semble faux ou dépassé ? Écrivez-nous pour que nous le corrigions.

Les voyageurs d’une ligne

Nous comptons les habitants et les emplois autour de vos arrêts : à moins de 400 m d’un arrêt de tram, de bus ou de téléphérique, et à moins de 1 km d’une station de métro. Plus il y en a, plus votre ligne attire de voyageurs.

Une ligne qui passe près d’un tram ou d’un métro existant en attire moins, car une partie de ses voyageurs les prenaient déjà. Dans votre score, seuls comptent les voyageurs nouveaux pour le réseau.

Nous avons vérifié cette règle sur 135 lignes de 29 villes françaises. Sur une ligne qu’elle ne connaît pas, elle se trompe en moyenne de 32 % : c’est pourquoi nous affichons toujours une fourchette.

Ce qu’elle donne pour les lignes de la Métropole de Lyon dont nous connaissons la fréquentation, chacune estimée sans la connaître :

Réel, jour de semaine estiméNotre estimation
Métro D-28 %
Métro A-18 %
Métro B+20 %
Tram T4-15 %
Tram T1-11 %
Tram T2-23 %
Tram T3-30 %
Tram T5+92 %

Le prix d’une ligne additionne sa voie, 38 M€ par km pour un tramway et 120 M€ pour un métro, ses stations, et ce que le terrain impose : un tunnel quand la pente est trop forte pour le mode, un pont pour chaque grand fleuve, une station de métro creusée plus profond sous une colline. Ces prix viennent de 53 chantiers français récents, et nous les majorons de 20 % dans la Métropole de Lyon, où l’on construit plus cher qu’ailleurs.

Voir le détail de la formule

Nous comptons les habitants et les emplois à moins de 1 km d’une station de métro, et à moins de 400 m d’un arrêt de tram, de bus ou de téléphérique. Un emploi compte pour 1 habitant. Les habitants viennent du carroyage de l’INSEE à 200 m, les emplois du recensement 2022 répartis selon la base Sirene.

Les voyageurs croissent presque en proportion de ces habitants et emplois. Ils baissent aussi quand la ligne double des lignes existantes : si tous ses arrêts sont déjà à moins de 400 m d’une station, elle perd 40 % de ses voyageurs. Un métro compte les habitants et les emplois jusqu’à 1 km, contre 400 m pour les autres modes : c’est surtout par là qu’il attire plus de monde. À bassin égal, il fait à peu près comme un tram. Un bus à haut niveau de service attire 56 % de voyageurs de moins qu’un tram sur les mêmes arrêts. Chaque réseau a enfin son propre niveau, tiré de ses lignes actuelles.

Pour arriver à cette formule, nous en avons essayé 23 980, avec ou sans les correspondances, les gares, la distance au centre, le bassin de vie ou le bassin d’emploi, sur 135 lignes de métro, de tram et de bus de 29 villes françaises. Chacune a été jugée sur des lignes qu’elle n’avait pas vues. Celle que nous gardons s’écarte du réel de 32 % en moyenne sur une ligne qu’elle ne connaît pas, et de 39 % quand elle ne connaît aucune ligne du réseau. La fourchette affichée va de 0,64 à 1,59 fois notre estimation : sur les lignes que nous connaissons, le réel s’y trouve huit fois sur dix.

La formule ne connaît ni la vitesse ni la fréquence de la ligne, ni les grands équipements comme les hôpitaux ou les campus. Pour le téléphérique, aucune ligne dont nous connaissons la fréquentation ne permet de la caler : nous nous appuyons sur Téléo à Toulouse et sur le téléphérique de Brest, ce qui reste fragile. Les prix réels varient selon les ponts, les tunnels, les dépôts et les rames achetées.

Fréquentation par ligne : rapports d’activité des réseaux, données ouvertes et observatoire Omnil, de 2019 à 2026, ramenée à un jour de semaine. Habitants : carroyage Filosofi 2021 recalé sur le recensement 2022. Emplois : recensement 2022 réparti selon la base Sirene. Lignes et arrêts : OpenStreetMap.

Vous connaissez la fréquentation d’une ligne qui nous manque, ou une estimation vous semble fausse ? Écrivez-nous.

Ce sont les calculs que le jeu applique à chacune de vos lignes.

Jouer sur le réseau TCL

La carte vient d’OpenStreetMap et de Wikidata, les habitants et les emplois de l’INSEE. Les coûts et les voyageurs sont des estimations, pas des devis signés. Projet citoyen, sous licence CC BY-NC 4.0.